Gérer les fluctuations de la demande de travail sans recourir immédiatement à des heures supplémentaires coûteuses? Un compte plus-minus, souvent structuré via un JUS ou un KUS, offre la marge de manœuvre nécessaire pour maintenir un flux de travail sain.
Un compte plus-minus est un système administratif — une sorte de « banque d’heures » — dans lequel est enregistré l’écart entre la durée de travail contractuelle et les heures réellement prestées par un collaborateur. Si quelqu’un travaille plus que prévu dans son contrat une semaine donnée, il accumule des heures « en plus ». Si l’activité est plus calme, cela génère des heures « en moins ».
Contrairement aux heures supplémentaires classiques, ces heures ne sont pas payées immédiatement, mais compensées sur une période convenue. L’objectif est que, sur la durée, le collaborateur atteigne en moyenne ses heures contractuelles. Pour intégrer ce système de manière structurelle, nos consultants utilisent souvent un JUS ou un KUS.
Savez-vous ce que signifient les termes JUS ou KUS dans votre convention collective ou votre politique de planification? Il s’agit de deux méthodes courantes pour organiser la flexibilité des horaires. Le principe est identique: varier la charge de travail tout en respectant en moyenne les heures contractuelles. La différence réside dans la période sur laquelle l’équilibre doit être rétabli:
Avec un système annualisé, vous pouvez répartir intelligemment les heures sur l’année. Nos conseillers observent souvent cela pendant les périodes de vacances : les collaborateurs sont davantage sollicités pour compenser les absences. Ces heures supplémentaires sont ensuite récupérées plus tard, lorsque la charge de travail diminue.
Attention aux pièges: sans une bonne gestion des capacités, le JUS peut devenir risqué. En cas de sous-effectif structurel, les collaborateurs accumulent des heures qu’ils ne peuvent jamais récupérer. Il est également essentiel que les règles soient parfaitement claires: dans quelle mesure puis-je être planifié en plus ou en moins, et quel est l’impact sur mon salaire?
Comme l’équilibre des heures doit être remis à zéro chaque trimestre, le KUS offre une meilleure visibilité. Les excès sont limités et les collaborateurs comprennent plus facilement leur situation. En revanche, cette organisation réduit la flexibilité à long terme : il est plus difficile de transférer des heures d’une saison à une autre. De plus, cela augmente la charge administrative, car des moments d’équilibrage doivent être prévus plus fréquemment.

Le compte plus-minus peut être considéré comme le moteur de la gestion des capacités. Là où le plan de capacité identifie les écarts entre la demande de travail et les ressources disponibles, le JUS et le KUS sont les outils pour y répondre. Nos consultants estiment que le succès repose sur une politique claire: comment les heures sont planifiées et quand les compensations ont lieu.
C’est un point souvent source de confusion. Les heures supplémentaires dépassent la norme et sont généralement rémunérées immédiatement (avec majoration). Les heures « en plus » dans un compte sont simplement mises de côté pour être compensées plus tard. Il s’agit d’un déplacement du temps de travail, pas d’un surplus. Cela favorise l’équilibre vie professionnelle/vie privée, à condition que les règles soient transparentes et équitables.
Opterez-vous pour la flexibilité à long terme du JUS ou pour l’approche plus courte du KUS ? Nos conseillers vous aident à faire ce choix en fonction de votre activité:
Vous souhaitez savoir si le JUS ou le KUS est la solution adaptée à votre organisation? Ou avez-vous besoin d’aide pour rééquilibrer un compte d’heures? Nos conseillers vous accompagnent pour faire du temps un avantage stratégique, au service des personnes et des résultats.