En Belgique, nous restons souvent attachés aux systèmes classiques à 2 ou 3 équipes. Pourtant, chez nos voisins néerlandais, le système à 5 équipes est la norme depuis des décennies. Son secret ? Il est tout simplement plus sain pour l’employé et plus flexible pour l’organisation. Découvrez pourquoi il est temps d’envisager ce changement.
En pratique, beaucoup d’organisations hésitent encore face aux systèmes alternatifs. Les préjugés sur les 5 équipes sont tenaces : trop cher, peu rentable ou impossible à organiser. Mais est-ce vrai ? Dans un marché du travail tendu où le bien-être est central, les faits prouvent chaque jour le contraire.
Dans un cycle à 5 équipes, vous répartissez le temps de travail total sur cinq équipes différentes, au lieu des trois ou quatre habituelles. Chaque équipe suit un cycle de pauses du matin, de l’après-midi et de nuit. Ces services sont toujours entrecoupés d’un repos suffisant. Ce système fonctionne sept jours sur sept. Il garantit ainsi la continuité de votre production.

Le temps de travail moyen dans un système à 5 équipes est de 33,6 heures par semaine. C’est nettement moins que les 38 ou 40 heures traditionnelles. Les collaborateurs travaillent généralement par blocs de trois ou quatre pauses identiques. Ils bénéficient ensuite d’une récupération prolongée. Par exemple, après une série de nuits, vous avez par défaut trois jours de repos.
Votre organisation a un temps de travail contractuel supérieur à 33,6 heures ? Nous complétons alors le cycle avec des journées de rappel. Ces journées sont précieuses. Vous pouvez les utiliser pour des formations ou pour gérer des pics d’activité. Elles permettent de stabiliser le planning sans augmenter la charge de travail des équipes actives.
Le repos n’est pas un luxe, mais une nécessité. Le système à 5 équipes offre le temps de récupération crucial pour maintenir un travail posté sain. Certes, une cinquième équipe demande plus de personnel. Mais cet investissement est vite rentabilisé. Avec un horaire ergonomique, l’absentéisme diminue et la motivation augmente. Les collaborateurs de plus de 45 ans restent en activité plus longtemps et en meilleure santé.
De plus, l’employeur y gagne une grande flexibilité. Grâce aux journées de rappel, il est plus facile de combler les absences (maladie ou vacances) en interne. La charge de travail reste ainsi gérable pour le reste du groupe.
Bien sûr, il y a une contrepartie. En raison de la semaine de travail plus courte, les jours de repos compensatoires (RTT/ADV) disparaissent. Dans un système à 4 équipes, les employés accumulent souvent beaucoup de ces jours. Même si cela ressemble à une perte de liberté, ils reçoivent en échange un rythme structurellement plus sain et plus de temps libre hebdomadaire.

Sommes-nous pour autant des défenseurs inconditionnels des 5 équipes ? Tout dépend du contexte. Chaque système a son prix. Changer d’horaire touche au cœur du contrat social de votre entreprise.
Les entreprises belges préfèrent encore souvent les rotations classiques ou les équipes de nuit fixes. Pourtant, les études montrent que ces systèmes entraînent de graves problèmes de santé, surtout après 45 ans.
Aux Pays-Bas, la vision est différente. Les syndicats y plaident pour les 5 équipes depuis les années 70. Les équipes de nuit fixes y sont même interdites par la loi. British Petroleum (BP) a été le pionnier de ce changement. Ben Jansen, actuel CEO de Déhora, a accompagné BP à l’époque.
Changer de système de pauses, c’est comme modifier les fondations d’une maison habitée. Une approche réfléchie est indispensable. Chez Déhora, nous savons que l’horaire « parfait » n’existe pas. Il existe cependant des règles d’or pour organiser le travail posté de manière saine en respectant la réalité économique.
Voulez-vous calculer si un système à 5 équipes convient à votre organisation ? Avez-vous besoin d’aide pour instaurer un dialogue social constructif ? Nos experts sont là pour vous conseiller. Ensemble, nous trouverons la meilleure voie pour votre entreprise et vos collaborateurs.